Une figure historique du gaullisme disparaît
J'ai appris avec beaucoup de tristesse et de regret le décès, la nuit dernière, de mon ami Jacques Baumel, figure historique du gaullisme, qui incarnait de manière exemplaire les valeurs de la Résistance : honneur, courage, liberté.
Compagnon de la Libération, M. Jacques Baumel fut aussi l’un des artisans les plus infatigables de la renaissance de notre pays dans les années d’après-guerre. Il a su mettre son talent et son énergie au service de tous, d’abord au sein du mouvement gaulliste, puis comme membre du gouvernement de Jacques Chaban-Delmas. Son action en tant qu’élu municipal, également député à l’Assemblée nationale, demeure une source d’inspiration pour tous ceux qui ont eu la chance, comme c’est mon cas, de le côtoyer.
Sa disparition constitue une perte immense pour tous les membres de la famille gaulliste et au-delà, pour tous ceux qui, dans notre pays, souhaitent ardemment voir la France retrouver le chemin de la grandeur, tout en demeurant fidèle aux idéaux qui l’ont animé.
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Rédigé par: fgughjg | 24 octobre 2007 at 10:52
Ayant bien connu Jacques Baumel, je déplore sa disparition et comprends son amertume et sa tristesse des derniers temps à avoir vu le parti héritier du gaullisme qui lui doit tant s'être transformé (notamment sous sa direction actuelle) en un parti 'pétainiste' (le mot n'est pas trop fort - hélas!), alors que tout son engagement, depuis ses 18ans, avait été précisément de combattre le fascisme mais aussi précisément le 'pétainisme' que certaines 'racailles' (pour employer les termes de certains trous-du-cul) ont remis récemment au 'goût du jour' en courrant après l'extrême-droite.
Voir ce parti de héros devenir un parti de 'fumiers' a bien dû l'écoeurer, avant de partir ! Je le comprnds et j'en partage le sentiment en même temps que la nausée que m'inspire désormais cet UMP ignoble qui sent la vermine et la pourriture à tous les étages.
Electeur RPR/UMP de toujours, ...vous irez vous faire fouttre en 2007 - quelque soit le candidat : que ce soit le petit nazillon ou le grand con qui voulant montrer qu'il était 'couillu' n'a su finalement démontrer qu'il n'était qu'un 'couillon' !
Je ne vous salue pas.
Je vous tiens pour faisant partie des salauds qui ont trahi le gaullisme en même temps que la France.
Rédigé par: Pascal Féron | 27 avril 2006 at 18:00
Ces éléctions sont truquées, j'en suis maintenant sûr. Inscrit à l'Ump en 2004, j'ai renouvelé ma cotisation en 2005 et le 6 janvier 206 pour être sûr de pouvoir voter. Eh bien, je n'ai toujours pas reçu mes identifiants éléctroniques. Comme je ne pourrai me déplacer demain, ce sera une voix de moins pour Monsieur Goasguen.
J'en profite pour appeler tous les Français épris de liberté d'expression à venir manifester leur soutien au Royaume du Danemark ce soir à 18.00, 78 avenue Marceau, à Paris.
Rédigé par: Jean-François Luri | 24 février 2006 at 13:17
Vous écrivez très bien,Monsieur le député,et ce que vous dîtes est très émouvant.
Cependant,je m'étonne que vous disiez avoir tant d'"amis"(sur les deux rives de l'Atlantique,nous dit Libération).D'ailleurs,qu'avez vous pensé de ce portrait fait de vous par Libération,le 6 février dernier? Il vous rend certes très sympathique dans les détails sur votre vie que l'on y apprend mais,qu'en pensez-vous?
Je précise que je suis de gauche,habitant du 9ème arrondissement,que je vous connais donc de visu ainsi que votre permanence et que je suis,comme vous,d'origine juive-ce qui évidemment,quand bien même de gauche et nonobstant vos positions en pointe sur les questions internationals,me fait avoir un prejugé favorable vous concernant.
Rédigé par: GlogLog | 23 février 2006 at 09:06
Bonjour
On peut se demander si tout cela est vrai. Tout de même, nous sommes en République.
Si ce qui vous est arrivé est vrai, alors nous aurions toutes les raisons du monde de nous inquiéter, car votre récit donne froid au dos.
Bonne chance pour la suite.
Mouloud
Rédigé par: Mouloud | 21 février 2006 at 12:11
Merci de transmettre à votre ministre candidat
Texte diffusé par Bernard Defrance
www.bernard-defrance.net
Samedi 21 janvier 2006, je suis sorti de chez moi à Aubervilliers, vers
20
heures, pour aller au cinéma à Épinay-sur-Seine : j'avais rendez-vous
avec ma copine à 22 heures. Comme il était déjà 21 heures 30 passées et
que j'avais peur d'être en retard, arrivé dans Épinay, j'ai coupé à
travers une cité pour arriver plus vite. Deux jeunes marchaient
derrière
moi dans la même direction, quand une voiture de police s'est
soudainement arrêtée à leur hauteur, des policiers sont descendus en
leur
criant de ne pas bouger, j'ai entendu le bruit d'objets qui étaient
jetés
au sol, et les deux jeunes ont pris la fuite en me dépassant et en
courant. Moi je continuais à marcher simplement, étranger à cette
histoire. Les policiers se sont mis à poursuivre les deux jeunes. Ils
ne
m'ont rien dit, m'ont dépassé, et j'ai continué à marcher dans la même
direction, je les ai perdus de vue. Un peu plus loin, je les ai revus :
ils avaient rattrappé un des deux jeunes et l'avaient menotté, le jeune
était par terre et ils le frappaient à coups de pied, à coups de poing
et
un lui écrasait la tête par terre sous sa chaussure ; le jeune leur
criait d'arrêter, qu'il était asthmatique.
J'ai continué à marcher, en m'éloignant. Mais brusquement un des
policiers
m'a crié : « Viens là toi, fils de pute ! » et je n'ai rien compris !
Je
suis allé vers eux et un des deux m'a brusquement flanqué un grand coup
de pied dans le ventre et je me suis retrouvé par terre, menotté les
mains derrière le dos. J'ai essayé d'expliquer que je ne connaissais
pas
ces jeunes, que je ne faisais que passer, que je n'étais pas avec eux.
Le
policier s'est mis à me frapper partout à grands coups de pied dans le
ventre, dans les côtes, dans le dos et m'a immobilisé sous sa chaussure
sur la nuque en m'écrasant la figure par terre. J'ai crié que
j'étouffais, il a alors recommencé à me frapper à coups de pied, je
croyais que ça n'allait pas s'arrêter ! Finalement il s'est arrêté et
m'a
traîné dans leur voiture : l'autre jeune y était déjà et ils lui ont
demandé s'il me connaissait, il leur a dit que non pas du tout, j'ai
essayé d'expliquer calmement à nouveau que je n'y étais pour rien, dans
quelque histoire que ce soit, que j'allais au cinéma, que ma copine
m'attendait à 22 heures devant. Le policier a recommencé à me frapper à
coups de poing, je n'ai plus rien dit. En s'asseyant à côté de moi il
m'a
crié : « Pousse-toi ! Je me mélange pas avec ta race ! », et on est
arrivé
au commissariat d'Enghien-les-Bains.
Ils m'ont menotté sur un banc, l'autre jeune aussi, à l'autre bout du
banc. Un policier est venu vers le jeune en lui montrant son uniforme
maculé de terre et en lui disant : « T'as intérêt à avoir de l'argent
parce qu'il va falloir que tu me paies le pressing, sinon c'est ta tête
qui va payer ! » Le jeune a répondu qu'il n'avait pas d'argent et le
policier s'est mis à le gifler et le frapper. Le jeune a dit : «
Donnez-moi un mouchoir, je vais essuyer. » C'était vraiment humiliant
de
l'entendre supplier comme ça. Le policier s'est mis à ricaner et a
continué à le tabasser, ça a duré un bon moment et il s'est essuyé les
chaussures sur son pull, au niveau de son ventre. Ensuite le policier
est
venu vers moi, j'avais très très peur qu'il me tape aussi mais il s'est
seulement mis à me crier dessus en disant : « Et toi, petit pédé, si on
retrouve pas le sac on te fait plonger avec lui, vous allez voir ce que
c'est que la BAC du 95 ! » Ils ont alors à nouveau demandé au jeune
s'il
me connaissait et il leur a répondu à nouveau que non. Et ils l'ont
emmené. J'attendais sur mon banc. Au bout d'un petit moment un
policier
est revenu avec un sac à main. Il m'a enlevé les menottes, m'a emmené
dans une pièce à part et m'a demandé de me déshabiller complètement. Je
me suis déshabillé. Ils ont fouillé mes vêtements, ont trouvé l'argent
que j'avais pour le cinéma, soit 17 euros et 26 centimes ! Ils m'ont
alors
accusé de recel, ils disaient que l'argent appartenait à la victime !
Je
ne savais même pas ce qu'il s'était passé, et j'ai dit que c'était
faux,
que c'était pour le cinéma et je leur ai dit d'aller vérifier à
l'entrée
du cinéma, que ma copine devait m'y attendre en se demandant pourquoi
j'étais en retard ! Ils n'ont rien voulu entendre, je me suis rhabillé,
ils ont gardé l'argent et m'ont annoncé que j'étais en garde à vue pour
vol et recel. J'ai dû laisser mes lacets, ma ceinture, ils ont coupé et
enlevé le cordon de mon blouson, ils m'ont enlevé tous mes bijoux, ma
montre. Il était minuit passé et évidemment ma copine devait ne plus
m'attendre et s'imaginer que je lui avais posé un lapin. J'avais mal
partout à cause des coups qu'ils m'avaient mis dans la rue et dans la
voiture, et je pensais que l'autre jeune devait avoir encore plus mal
que
moi avec ce qu'ils lui avaient mis en plus au commissariat. Je me
disais
que s'il lui venait à l'idée de porter plainte je pourrais être témoin
!
Un médecin est venu me voir, il ne m'a qu'à peine regardé, il m'a
vaguement ausculté à travers mes vêtements en me demandant si j'avais
des
problèmes de santé. Je ne lui ai rien dit de mes douleurs. J'étais
complètement démoralisé. J'ai aussi vu un avocat qui m'a seulement dit
que j'allais bientôt sortir. J'ai à peine dormi. L'odeur de cette
cellule
était horrible. À chaque fois que je m'allongeais pour essayer de
dormir,
les petits boutons en métal sur les côtés de mon jean me rentraient
dans
la peau et ça me réveillait. Le matin j'étais complètement abruti. Ils
m'ont donné un jus de fruit.
Vers 9 heures 30, on est venu me chercher pour un interrogatoire ; j'ai
à
nouveau expliqué que je n'étais pour rien dans toute cette histoire, que
je ne faisais que passer et que l'argent m'appartenait. On m'a
redescendu
en cellule. On m'a donné à manger vers midi et vers une heure et demie
on
est venu me rechercher pour me confronter à un des membres de la
patrouille qui m'avait arrêté. Et là je crois que cela a été le pire
moment : j'ai vu et entendu comment un homme pouvait mentir de
sang-froid, affirmer des choses qu'il savait parfaitement être
complètement fausses. Il a prétendu que j'étais bien avec les deux
autres, que nous étions en train de nous partager le butin et que
c'était
moi qui avais tout jeté en les voyant arriver ! J'ai répondu que
c'était
totalement faux, que j'étais bien en avant de ces jeunes quand ils
avaient pris la fuite, que les policiers m'avaient dépassé en leur
courant après sans s'occuper du tout de moi au début, que si j'avais été
dans le coup j'aurais parfaitement pu m'échapper sans que personne s'en
aperçoive alors qu'ils étaient déjà loin devant et qu'ils ont attrappé
l'un des deux. Le policier de la BAC n'a rien répondu, ils se
contentait
de me regarder d'un air méprisant et ironique. Le capitaine qui menait
l'audition m'a demandé si j'avais autre chose à ajouter. Les larmes me
sont venues aux yeux, je n'arrivais pas à comprendre comment un
policier,
un homme tout simplement, pouvait mentir à ce point sachant le tort
immense qu'il commettait, comment après il pouvait se regarder devant
la
glace, comment des salauds pareils pouvaient porter l'uniforme qu'ils
portent. J'ai simplement dit : « Non, je n'ai rien à ajouter, ça ne
sert
à rien de parler à une personne qui ment et qui n'est pas honnête. » Je
suis redescendu en cellule. Je pleurais. J'avais encore mal partout.
Tout
cela était complètement injuste.
On est revenu me chercher à 16 heures. On m'a rendu mes affaires, mais
pas
l'argent. Et j'ai été relâché avec une convocation au tribunal
correctionnel de Cergy-Pontoise pour le 28 septembre : je suis accusé
d'avoir, à
Saint-Gratien, « sciemment recélé » 55 euros, un téléphone portable de
marque Nioka et une carte bancaire Visa !
Je suis rentré à pied, d'Enghien à Aubervilliers. Arrivé le soir chez
moi,
les deux premières choses que j'ai faites ont été de téléphoner à ma
copine et ensuite à mon ancien professeur. Seulement après, j'ai pris
une
douche, mangé et dormi.
Lundi matin, sur les conseils de mon ancien professeur, je suis allé
voir
mon médecin qui m'a fait un certificat et ensuite j'ai écrit ce récit.
Mon
professeur en a corrigé l'orthographe et le français et je l'autorise à
le publier, sous mon seul prénom, sur son site internet.
Najib
Rédigé par: Paul | 20 février 2006 at 21:32