Le plan de relance du Gouvernement, annoncé le 1er septembre, va indéniablement dans la bonne direction.
La simplification et la baisse de l'impôt sur le revenu sont une obligation pour relancer l'économie et accroître le pouvoir d'achat des classes moyennes. La diminution de l'IR atteindra plus de 3 milliards d'euros. En ces temps de faible croissance, l'effort n'est pas négligeable.
L'instauration d'un plafond d'imposition pour les ménages constitue une véritable avancée. En Allemagne, ce taux est fixé à 50 % et c'est au nom de ce principe que la Cour Constitutionnelle de Karlsruhe avait obtenu l'abrogation de l'impôt sur la fortune.
Le relèvement du plafond de revenu retenu pour l'octroi des prêts immobiliers à taux zéro était attendu par les ménages parisiens et les classes moyennes. Cette mesure aura un véritable impact pour l'accession à la propriété.
Si ces dispositions sont sans aucun doute très positives, peuvent-elles être qualifiées de choc fiscal ? Je n'en suis pas certain.
Compte tenu de la situation, notre pays aurait besoin d'une réforme du style de celle appliquée par Reagan ou Thatcher, réforme reposant sur une refonte globale de la fiscalité avec à la clé une baisse sensible des prélèvements. Ce n'est qu'après la mise en oeuvre de ces réformes que les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont renoué avec une croissance forte et durable et quils ont enregistré une décrue de leur chômage.