Le prix de l'essence augmente, Delanoe réduit l'espace dévolue à la circulation routière, il n'est donc pas étonnant que de nombreux Parisiens abandonnent leur voiture. Une enquête démontre que moins de la moitié des habitants de la capitale possèdent une voiture; ils seraient de plus en plus nombreux à utiliser les transports en commun. J'aimerais qu'en parallèle, on chiffre les heures perdues dans les embouteillages; j'aimerais que l'on parle de la qualité des transports en commun.
Si je peux admettre une rationalisation des transports, elle doit se faire vers le haut et non par un nivellement par le bas. Plus de transports collectifs, confortables, aérés, climatisés....., plus de places dans les parkings souterrains dédiées aux voitures particulières et aux cars, un équipement urbain de qualité en lieu et place des baguettes de ciment ou des plots de séparations actuels......
Vouloir éradiquer les voitures de villes et punir et culpabiliser les vilains automobilistes est démagogue et stupide. Je ne vois pas comment une famille avec enfants, et les nombreuses courses à faire, et le transport des poussettes etc, pourrait se passer d'une voiture, qui est un outil.
Vouloir dissuder l'utilisation du véhicule pour diminuer la pollution en restreignant les voies est simplement stupide, le temps et les embouteillages augmentent, et la pollution avec !!!
Il faudrait au contraire fluidiser le traffic, mettre des parkings partout, et aussi améliorer les transport en commun, qui sont un véritable calvaire dans trop de cas.
Simple réflexion d'usager d'un véhicule, et aussi des transports en commun.
Rédigé par: Maurice Hersant | 17 octobre 2005 à 16:06
Monsieur le Député,
J'ai aujourd'hui 39 ans et j'habite Paris depuis toujours (et dans le 19e arrondissement depuis quelques mois). Journaliste dans l'automobile, je possède une voiture qui m'est utile pour mes déplacements en banlieue et en province (quasiment jamais dans Paris). Je ne suis donc pas un automobiliste de tous les jours. Je trouve pourtant inadmissible cet élan démagogue qui fait de l'automobile un fléau à éradiquer de nos villes comme hier la vermine. Il existe en effet des mamans qui usent de leur voiture pour conduire leurs enfants au bout de la rue, des Parisiens privilégiés qui n'ont jamais pris le métro. Ils sont pourtant très rares en proportion de ceux qui utilisent leur auto parce qu'ils ne peuvent pas faire autrement. Il n'y a qu'à voir les dégâts causés par la hausse du prix de l'essence: les premiers touchés (des millions) ne sont pas des gens qui font du tourisme avec leur voiture, mais bien des gens qui travaillent avec.
Le monde du travail de Papa n'est plus. Les "ouvriers" n'embauchent plus à 8h30 sur un lieu de travail immuable pour débaucher à 17h30, et ce, du lundi jusqu'au vendredi. Je considère comme une insulte faite à tous ceux dont les parcours sont atypiques, ou même les horaires "décalés" (de plus en plus nombreux), que d'espérer les contraindre à prendre les transports en commun. Peut-on imaginer qu'une secrétaire de direction qui travaille à la Défense s'engouffre dans le métro à 21 heures après un conseil d'administration, habillée en tailleur, pour rejoindre son logement à Meudon? Certes non. Parce qu'elle n'y connaîtrait pas la tranquillité. Si les politiciens qui culpabilisent à l'envi les automobilistes prenaient le métro, ne serait-ce que de temps en temps, il est évident qu'ils ne tiendraient plus le même discours. Or le déni de réalité est un crime pour l'homme politique, qui mène au 21 avril. Ce jour-là, les Français n'ont pas eu "le sentiment de voter Le Pen", ils l'ont fait. C'était la réponse du berger à la bergère, celle que fait à un fils d'antiquaire parisien le type qui gagne mille euros par mois et se fait brûler sa bagnole. Depuis, la gauche a révisé son discours et n'ose plus trop nous parler de "sentiment d'insécurité". Mais j'attends de pied ferme le "sentiment de bordel dans les transports franciliens". Il n'y a pas de gabegie, il y a un sentiment de gabegie...
Sans blague, quelle est l'utilité du tramway de la porte d'Ivry? Fallait-il copier à tout prix ces villes de province qui ont tenté avec succès l'expérience du tramway? Je suis allé récemment à Montpellier et la ville y a incontestablement gagné avec son tram. Mais de là à l'appliquer à toute force à Paris, il y a un pas. Il y a surtout un degré d’urgence qui aurait dû faire passer ce projet au deuxième plan derrière l’amélioration et la sécurisation des transports en commun existants. L'Ile-de-France est bien la seule région de l'Hexagone où la banlieue rassemble cinq ou six fois plus d'habitants que la ville "mère", avec un brassage quotidien et quasi général de tout ce beau monde. Rien de commun avec Marseille, par exemple, où un quart d'heure de voiture suffit pour rejoindre les calanques depuis le vieux port. M. Delanoë a sans doute pris modèle sur ses homologues romain ou londonien qui ont peu ou prou interdit l'accès au centre de leur ville. Question de standing, peut-être. Dans le cas de notre maire, il s'agirait plutôt d'un cadeau à l'adresse de la gauche-caviar, celle-là même qui habite les plus beaux quartiers de Paris et donne des leçons à tout-va sur la "lecture qu'il faut avoir du mal-logement". Car le problème des transports est forcément celui du logement. Si des gens viennent de Pétaouchnok pour bosser à Paris, c'est en général parce qu'ils n'ont pas le choix d'habiter ailleurs. Au lieu de s'amuser à un misérabilisme scandaleux quant aux immigrés qui squattent dans Paris, ces démagogues pourraient à peu de frais se pencher sur leurs prochains qui croupissent depuis leur naissance dans une banlieue pourrie desservie par les corbeaux, qui à elle seule constitue un obstacle à leur réussite professionnelle. Ce serait moins médiatique, c'est vrai. Mais qu'en pensent-ils, ces gens qui vivent dans des HLM de banlieue laissées à l'abandon, quand on leur parle de ces Maliens qui exigent qu'on les reloge dans l'arrondissement parisien où ils vivaient en toute illégalité? Si les démagoques-idéologues sont tellement en panne de misère qu'il leur faut en importer, je peux leur en trouver tout près. Certes, on a plus de chances de passer à la télé en manifestant dans Paris (fastoche en rollers) pour les familles de Maliens. En s'occupant d'une mère seule en banlieue avec deux gosses qui sait qu'elle va aller chercher ses gosses au poste de police parce que le train est en retard et que la crèche aura fermé, aucune chance de faire de l'antenne. Dites-leur, vous qui êtes à l’assemblée : les idéologues sont des traîtres à leur pays, des gens qui en tordent la réalité pour la conformer à leur imaginaire niais. Courage et croyez à vos idées. Philippe François.
Rédigé par: Philippe François | 11 octobre 2005 à 16:04
Améliorer les transports collectifs à Paris, c'est un souhait partager par tous...
Je suis de province et je trouve le métro très peu commode ( sale, bondé, pas aéré, mal fréquenté parfois aussi...)... Le métro parisien ne donne pas une image positive de la ville!
autre proposition: pourquoi la RATP ne généralise pas les quaies vitrées comme sur les ligne nouvelles comme EOLE: d'une part, ces lignes sont plus sécurisées ( pas de suicide possible ni d'autre accident de voies), d'autre part, comme les voitures sont automatisées, il n'y a plus de chauffeur, et donc, il n'y a jamais de problème sur les lignes les jours de grèves... ( à défaut de service minimum...)
Rédigé par: Guillaume | 09 septembre 2005 à 18:25
Valerie, sais pas qui tu es mais tu nous la joues "on the edge"
Rédigé par: nonduncanin | 08 septembre 2005 à 21:12
J'aimerais aussi plus de transports aériens avec vue panoramique d'un bout à l'autre de la ville.
Qui pourras entreprendre de tels travaux et à quel coût ?
Il faudra encore convaincre que c'est pour un plus grand confort à moindre coût.
Autre challenge ?
A+
Valérie DAVRIER
Rédigé par: DAVRIER | 08 septembre 2005 à 13:24